dimanche 24 novembre 2013

Comment réagissez-vous en cas d’échec ?


En cas d’échec :
 
certaines personnes se laissent déborder, emporter par leurs émotions : colère, tristesse …
certains ruminent cet échec longtemps, il leur empoisonne la vie …
d’autres accusent : la société, les autres, un autre en particulier …
d’autres encore s’accusent et s’auto-flagellent : évidemment, nul(le) comme je suis, ça devait m’arriver …
Ces comportements, bien évidemment, ne résolvent rien et ne font que vous faire sentir encore plus mal.

La meilleure attitude consiste tout simplement à comprendre objectivement les raisons de cette situation pour en tirer les leçons, ce qui permet de  se tourner vers l’avenir en toute confiance.

Et vous, comment réagissez-vous en cas d’échec ? Avez-vous besoin d'apprendre à mieux y faire face ?  Le coaching peut vous y aider !

lundi 11 novembre 2013

S’éloigner de, ou aller vers ?


J’observe que nombre de mes clients viennent me voir parce qu’ils vivent un moment difficile dans leur vie professionnelle (conflit, harcèlement moral, manque de motivation, erreur dans le choix de leur emploi …) et qu’ils cherchent à en  sortir.
 Pour quoi d’autre ? Là est toute la question.
Car bien souvent, ces personnes se focalisent tellement sur ce qu’elles ne veulent plus, qu’elles ne peuvent élaborer seules ce qu’elles  souhaitent à la place. Elles veulent s’éloigner d’une situation insatisfaisante, mais sans savoir vers quoi aller.
Vouloir diminuer son stress, voire son angoisse, est une chose, bien compréhensible d'ailleurs.
Mais chercher à développer sa satisfaction, son plaisir est une motivation  autre.
Tout le travail consiste de passer progressivement de l'un à l'autre, afin de trouver et construire une solution satisfaisante dans la durée.
Et vous, cherchez - vous à minimiser votre déplaisir, ou à maximiser votre satisfaction ?

dimanche 3 novembre 2013

Quelle vie voulez-vous vivre ?


 « Faites attention à ce que vous voulez, car vous l'aurez ». Proverbe chinois

Lorsque l’on est enfant, on définit de façon plus ou moins consciente la vie que l’on veut vivre, en fonction des autorisations et des limitations fournies par nos parents de façon explicite et implicite.

Mais lorsque vous atteignez cette limite imaginaire à 35 ou 40 ans, ou même à la cinquantaine, qu’allez-vous faire du reste de votre vie ? Stagner ? Vous auto-saborder pour recommencer ? Ou prendre conscience de cette limite, du fait qu’elle n’est plus valable au stade de vie que vous avez atteint, et vous autoriser à rêver plus haut, ou autrement ?

Car vous ne pourrez pas atteindre un objectif que vous ne vous fixez pas …

dimanche 18 août 2013

Les vacances et le Temps


Alors que les vacances sont terminées ou en passe de l’être pour nombre d’entre vous, je vous propose la réflexion suivante :

 A quoi avez-vous utilisé votre temps pendant vos vacances ?

.Avez-vous continué à travailler, en traitant les mails reçus, en envoyant des messages, en participant à des réunions téléphoniques ? Et si vous l’avez fait, pourquoi ? Etes-vous si indispensable au bon fonctionnement de votre entreprise/département/service ? Si vous n’aviez pas travaillé, quelles en auraient été les conséquences ? Cela vaudrait-il la peine d’essayer, une prochaine fois, de totalement « débrancher » de votre travail, en ayant organisé à l’avance cette vacance ?

.Vous êtes-vous livrés à des activités inhabituelles, ou que vous ne pratiquez pas suffisamment à votre goût le reste de l’année ? Un sport, des jeux … Et dans quel état d’esprit ? Pour vous comparer aux autres, gagner ? Ou sentir votre corps bouger, vous amuser, éprouver/retrouver des sensations de plaisir, rire ? Et si vous en avez retiré une grande satisfaction, comment pouvez-vous vous organiser pour continuer cette activité (ou une équivalente) tout au long de l’année ?

.Avez-vous utiliser tout ou partie de votre temps pour faire retraite, vous isoler, vous ressourcer dans la contemplation, la réflexion, la lecture, voire la prière si vous êtes croyant ?

.Avez-vous fait de nouvelles connaissances superficielles, en échangeant avec ces personnes des propos sur des sujets non-impliquant (le temps, les lieux à visiter, les jeunes, le système éducatif, la crise etc … ) ?

.Avez-vous partager de vrais moments d’intimité avec ceux que vous aimez, de nouvelles rencontres ?

Comment avez-vous structuré votre temps, pendant ce moment où nombre de contraintes disparaissent ou sont réduites ? En êtes-vous satisfait(e) ? Si non, qu’auriez-vous aimez développer ?

Et comment pouvez-vous commencer ou continuer à utiliser votre temps ainsi maintenant ?

dimanche 26 mai 2013

Coopération /conflit


M. B ... est soulagé et a retrouvé sa sérénité.

Pourquoi l’avait-il perdu ? M. B… a un manager qui a une personnalité opposée à la sienne. Alors que, pour M. B.., travailler dans une ambiance harmonieuse et en coopération est important pour son équilibre, son manager est focalisé sur les choses à faire, les objectifs à atteindre, et se préoccupe peu des personnes.

M. B … s’est plusieurs fois senti agressé par son manager, par des exigences qu’il perçoit comme infondées, et un manque qu’il considère comme flagrant d’écoute et de dialogue. Après un nième clash, M. B.. a décidé que cette fois, la coupe était pleine : il n’allait pas se laisser faire. Il a décidé d'entrer en conflit, de rendre coup pour coup, avec comme objectif de décrédibiliser son manager. Alors que cela fonctionnait plutôt bien, M. B … se sentait tendu, dormait mal, et avait perdu sa bonne humeur.

M. B  … a alors réalisé qu’il s’obligeait à aller à l’encontre de ses valeurs, et qu’il pouvait trouver d’autres façons de respecter ses propres besoins, en satisfaisant ceux de son manager. Pour satisfaire le besoin de son manager de voir que les choses avancent, il a proposé de mettre en place un reporting factuel et détaillé  de ses activités ; pour lui, il a exprimé à son manager son besoin de se sentir respecté, et de pouvoir échanger des idées de façon constructive. Une nouvelle relation s’est instaurée, de coopération, ou chacun est conscient des besoins de l’autre, et où chacun respecte ces différences.

Et vous, connaissez-vous bien vos besoins fondamentaux ? Les respectez-vous ? Que faites-vous pour les faire prendre en compte par votre entourage ?

vendredi 26 avril 2013

les strokes négatifs

 
Mme T est manager, et ne comprend pas pourquoi son équipe se décompose : entre absentéisme aggravé et passes d’arme, les réunions d’équipe sont inefficaces  et houleuses, et les résultats de l’équipe sont, de son point de vue, insuffisants.
Que se passe-t-il ? Mme T. a pris ses fonctions relativement récemment, et subit de sa direction (ou se met en partie toute seule …) une forte pression sur l’atteinte des résultats. Alors Mme T. critique, sur-contrôle, s’attache à des détails en oubliant l’essentiel, se rigidifie, transfère ses propres inquiétudes sur ses collaborateurs (« les résultats ne sont pas bons, on n’y arrivera pas »), et se met à dos progressivement une bonne partie de son équipe. Elle ne donne que des « strokes » négatifs.
« stroke » (traduit improprement en français par « caresse », je conserverai le mot anglais) est le terme utilisé en Analyse Transactionnelle pour faire référence à un signe de reconnaissance, un échange entre deux personnes. On peut savoir :
.donner des strokes négatifs (des critiques, exprimer son insatisfaction…) ou positifs (des compliments, dire sa satisfaction …)
. recevoir des strokes négatifs (accepter de bonne grâce une critique …) ou positifs (reconnaître simplement un compliment …)
.se donner des strokes négatifs (admettre que l’on a fait une erreur …) ou positifs (se prodiguer des compliments, des encouragements, reconnaître que l’on a bien fait quelque chose …)
.demander des strokes positifs ou négatifs (demander l’avis de quelqu’un, de l’aide …)
.refuser des strokes négatifs  (une critique infondée, un ton désobligeant …)
Mme T., pour réussir dans ses fonctions, a besoin d’apprendre à donner des strokes positifs, et à accepter des propositions, des idées venant de ses collaborateurs, sans se sentir visée ou diminuée. Se reconnaître à sa place, compétente.
Faire confiance, au lieu de donner des ordres, contrôler et critiquer.
Et vous, vous est-il facile d’exprimer à l’autre (« en face » bien sûr, et avec tact) une critique, un compliment ? Acceptez-vous de bonne grâce une critique, un conseil, un compliment ? Savez-vous demander de l’aide, écouter les avis des autres ? Poser les bornes à ne pas franchir ?

 

 

 

dimanche 24 mars 2013

Besoin de sécurité et besoin de développement


Nous avons tous un besoin de sécurité et un besoin de développement que nous pouvons schématiser comme suit :
 
 

Le point d’équilibre entre ces deux plateaux varie au cours de notre vie. Tantôt nous privilégions notre besoin de sécurité  (financière, affective, environnementale …), tantôt nous privilégions notre besoin de développement qui nous pousse à lâcher prise pour aller vers l’inconnu, les autres, soi-même (ses valeurs, ses envies …), un nouvel environnement …

Je pense à deux personnes, une travaillant dans l’administration, l’autre dans une entreprise publique, toutes les deux cadres avec un salaire confortable et la sécurité de l’emploi, toutes les deux insatisfaites de leur travail et aspirant à autre chose.

Après mûre réflexion, la première a vendu sa maison, a démissionné, et à acheter une maison en province pour faire des chambres d’hôtes et proposer de l’équitation. Ses revenus ont baissé, mais elle mène la vie qu’elle aime, elle est en accord avec elle-même.

La deuxième a accompli un changement moins radical : elle est passée à temps partiel pour commencer à développer son activité indépendante. Lorsque celle-ci sera suffisamment lancée, elle arrêtera son travail « alimentaire » pour se consacrer entièrement à sa passion : l’art.

Ces choix ont émergé lentement, puis ils se sont imposés comme des évidences.

En renforçant leur besoin de développement, la prise de conscience d’elles-mêmes, de leurs capacités, leurs besoins et valeurs, ces deux personnes se sont détachées, selon leur rythme et à leur façon, de leur besoin de sécurité financière et de maîtrise (relative …) de l’avenir pour se réaliser.

Ni l’une ni l’autre ne reviendraient en arrière. Elles sont toutes les deux épanouies et fières de ce qu’elles ont accompli.

Et vous, êtes-vous fier de ce que vous faites ?

 

dimanche 24 février 2013

un esprit sain dans un corps sain


Les besoins de base

M.  C est épuisé. Pendant plusieurs mois, il n’a pas respecté son besoin de sommeil.
La spirale infernale s’est enclenchée ainsi : pendant une surcharge de travail (un gros appel d’offre à remporter dans un délai court), M. C a réduit son temps de sommeil pour travailler davantage. Puis il a enchaîné immédiatement sur un autre dossier.  M. C. a commencé à être fatigué. Il est devenu  plus lent, moins efficace. Pour faire face à son travail qui s’accumulait, il a pris des excitants pour se stimuler et il a encore réduit son temps de sommeil. Après quelques semaines de ce régime, M. C. était surexcité, irritable, désagréable avec ses collègues,  commettait des erreurs qu’il ne supportait pas de reconnaître, et faisait des insomnies. Pour briser cette spirale, son corps a trouvé une solution : M. C a attrapé une grosse grippe qui l’a cloué deux semaines au lit. Assommé par la fièvre et les médicaments, M. C a enfin pu dormir …
Nombre de personnes ne respectent pas leurs besoins de base en ne dormant pas assez,  en mangeant peu ou mal, en ne faisant aucun exercice physique …
Nous sommes loin de la devise romaine « un esprit sain dans un corps sain ».
Que faites-vous pour prendre soin de vous, votre corps,  votre santé ?
Connaissez-vous votre rythme biologique ?
Mais, me direz-vous, comment faire lorsque vous avez trop de travail ?
Si c’est un état permanent comme pour M. C, il est temps d’aller négocier avec votre hiérarchie et poser le sujet sur la table. Peut-être pouvez-vous obtenir une ressource supplémentaire pour vous aider ? Du temps de récupération entre deux dossiers ? Des délais plus réalistes ?
Si vous vous impliquez moins, que va-t-il se passer ?
Une chose est sûre : nul n’est irremplaçable. On a toujours des options.
Encore faut-il se donner le temps de prendre du recul et se poser les bonnes questions …
Sinon, on risque de perdre sa vie à la gagner ...

 

 

samedi 16 février 2013

Les émotions en entreprise


Les émotions sont une source d’information et de connaissance de notre environnement et de nous-mêmes. Ce sont des clignotants sur notre tableau de bord intérieur.

On ne peut pas s’empêcher d’avoir des émotions, comme on ne peut pas s’empêcher de penser (sauf dans des états de conscience modifiée, comme en méditation, mais ce n’est pas mon sujet).

On peut s’empêcher de les percevoir, mais elles sont là, elles s’accumulent, et finissent toujours par s’exprimer, d’une manière ou d’une autre, par des symptômes physiques (mal de dos quand on en a assez de quelque chose, aigreurs d’estomac quand il y a quelque chose que l’on ne « digère » pas …) ou des comportements (grande tristesse, repli sur soi, manque de motivation …).

Si on les écoute, ce sont de formidables indicateurs.
On distingue les émotions « de base », qui se déclinent en de nombreuses autres :
joie, plaisir, surprise, tristesse, colère, peur, dégoût, mépris, détresse, culpabilité, honte.
Chaque émotion correspond à un besoin psychologique, qui est satisfait ou pas. Ces besoins psychologiques sont d’intensité variable selon les personnes. Prêter attention à ses émotions permet donc d’avoir une claire conscience de ce qui est important pour soi.

Que faire de ses émotions ?

1. Choisir de les exprimer

Au moment opportun,  dans un objectif précis, à la bonne personne,  d’une façon qui permette d’être entendu.
Le moment est important : si vous exprimez votre colère à votre manager 5 mn avant qu’il fasse une importante présentation, il risque d’avoir une faible écoute à votre égard.
Les objectifs peuvent être de différents ordres : se soulager, informer, influencer, s’assumer, nourrir la relation.
Selon l’objectif poursuivi, on ne s’adressera pas à la même personne : pour se soulager, son conjoint(e) ou un(e) ami(e) peuvent être le (la) bon(ne) interlocuteur (trice). Pour influencer, on peut choisir d’en parler à certaines personnes « leaders d’opinion » etc …
. La façon doit être adaptée. Pour informer, s’assumer et nourrir la relation, on peut avoir recours à la Communication Non Violente (CNV). Elle nécessite un peu d’entraînement, mais donne de très bons résultats avec des interlocuteurs sains. Elle consiste à dire, en restant ouvert aux réactions de l’autre :

.son observation : moment, situation précise (ex : lors de la dernière réunion d’équipe, lorsque tu as contredis les chiffres que j’avançais …)
.son sentiment (…je me suis sentie incompétente devant mes collègues et incapable de réagir)
.son besoin (je souhaite que mes collègues me respectent, et me faire entendre)
.sa demande (pourrais-tu, à l’avenir, exprimer ton désaccord en tête-à-tête, afin que je puisse exprimer mon point de vue ?)
 
2.Transformer ses émotions en actions
Coluche, parce qu’il était indigné par la pauvreté en France, a fondé les Restos du Cœur.
Les émotions, bien canalisées, « poussent » à l’action.
On a nécessairement envie de satisfaire ses besoins psychologiques. Mais des tensions, qui paralysent l’action,  peuvent naître lorsque l’on a des besoins contradictoires.
Ceci fera l’objet de mon prochain message !

 

samedi 9 février 2013

Que faites-vous en cas de situation persistante qui ne vous convient pas ? (2)


Toujours à propos de la  situation « j’ai trop de temps de transport pour aller sur mon lieu de travail »,  j’ai accompagné une deuxième personne, qui a réagi très différemment de Mme P.

Appelons la Mme D.

Mme D, à la suite du choix familial d’un déménagement, s’est aussi retrouvée à 1h30 de son lieu de travail (au minimum, quand tout se passe bien).  Rapidement, elle a estimé que cette situation était trop pesante.

Elle a alors décidé d’y remédier.

Je l’ai accompagnée dans l’élaboration de son projet,  l’identification de ses compétences, de ce qui l’épanouit, et la recherche de postes pouvant lui correspondre. Mme D a envoyé des candidatures spontanées, passé des entretiens. Puis, a commencé ce qui a été difficile pour elle : l’attente. Tant qu’elle était active dans l’élaboration et la réalisation de son projet, elle vivait bien sa situation. A partir du moment où elle a du attendre le résultat de ses démarches qui n’arrivait pas assez vite à son goût, elle a commencé à s’angoisser.

Elle était tellement tendue vers son objectif qu’elle devenait crispée sur son projet.

A commencé un apprentissage difficile : aménager l’attente, se décentrer par rapport à ce projet, être capable de prêter plus d’attention à d’autres choses : son travail en cours, sa famille, ses activités sportives, ses ami(e)s …

Aujourd’hui, Mme D est heureuse : elle a trouvé un poste lui convenant très bien à proximité de chez elle.

dimanche 27 janvier 2013

Que faites-vous en cas de situation persistante qui ne vous convient pas ? (1)


Je pense à une situation telle que : « j’ai trop de temps de transport pour aller sur mon lieu de travail ».
J’ai accompagné deux personnes vivant cette situation, qui ont réagi de façon très différente.
La première, appelons-la  Mme P…,  joue sur ce thème à un jeu psychologique bien connu : « oui, mais … ».
Elle arrive le matin, la plupart du temps bien au-delà de l’heure communément admise, en se plaignant de son temps de transport. Elle clame à qui veut l’entendre qu’elle a au moins 1h30 de temps de transport, quand tout va bien, et que ça l’épuise- ce que tout un chacun comprend. Ses collègues compatissent, et lui proposent des solutions : « déménage », « prend un pied-à-terre proche du bureau », « cherche à rapprocher ton travail de chez toi », « viens au moins partiellement en voiture », « télétravaille au moins un jour par semaine » (son entreprise le lui permettrait), mais elle écarte toutes ces propositions immédiatement par un contre-argument.
Que se passe-t-il ? Mme P … s’est installée dans la plainte, et tient à son motif de plainte. Elle se pose en  « victime », et reçoit une certaine satisfaction à ce que des « sauveteurs » s’occupent d’elle en lui proposant des solutions. Mais elle peut aussi être confrontée à des « persécuteurs » : collègues qui  la raillent : « dis-donc, tu arrives tôt aujourd’hui » quand elle arrive à 11 heures, supérieur hiérarchique qui  la surcharge de travail, « pour ne pas l’avantager, il n’y a pas de raison » …
Mais pourquoi Mme P … ne cherche-t-elle absolument pas à sortir de cette situation ? Plusieurs raisons sont possibles :
.c’est le moyen qu’elle a trouvé pour que son entourage professionnel lui prête  attention régulièrement (Mme P… vit seule et peut être en manque de signes d’attention, de « reconnaissance », comme on dit en Analyse Transactionnelle)
.elle se sert de ce moyen pour faire diversion (à ses propres yeux) et ne pas voir son vrai problème : elle en a assez de son travail. Plutôt que d’envisager cette difficulté qui lui paraît insurmontable, elle s’en trouve une autre, qui lui donne un alibi pour diminuer sa présence au bureau.
Une personne qui est dans ce comportement « oui mais… », en retire toujours des bénéfices psychologiques secondaires. Les mettre à jour permet d’envisager d’autres moyens moins « coûteux » (en termes de bien-être physique et mental) de les satisfaire.
Je décrirai la réaction de la deuxième personne que j’ai accompagnée sur ce sujet la semaine prochaine.

Pour mieux percevoir ce comportement « oui mais », vous pouvez voir un bon film qui le montre très précisément : «oui mais» avec Gérard Jugnot et Emilie Dequenne.

dimanche 20 janvier 2013

Communiquer (1)

 

On ne peut pas ne pas communiquer.

Même lorsque vous ne dites rien, votre posture, vos gestes, votre regard, vos expressions parlent pour vous.

Et lorsque vous parlez, votre posture, vos gestes, votre regard, vos expressions, le rythme de votre voix, le ton avec lequel vous parlez, les silences que vous ménagez sont davantage perçus que le sens de vos paroles.

Mais … Avez-vous remarqué à quelle fréquence ce que vous exprimez est
interprété « de travers » ?

C’est « normal », ou du moins répandu. Voici pourquoi :



Quand une personne A dit quelque chose à une personne B, B perçoit ce message à travers ses filtres, qui sont de plusieurs ordres :

.B ne voit pas, n’entend pas et ne perçoit pas tout
Notre cerveau est conçu pour sélectionner en permanence des informations parmi les milliards de signaux dans lesquels nous baignons en permanence. Nous ne pouvons pas emmagasiner tous ces signaux. 
.Ce que la personne B voit, entend et perçoit, elle l'interprète inconsciemment en fonction  :1.du sens qu’elle donne à la posture (ou aux mimiques) de la personne A. Par exemple, si A parle en étant assise sur une table, B peut croire qu’il s’agit d’une conversation sans importance. Si A aime s’assoir sur une table et le fait régulièrement sans y prêter attention, A peut mener une conversation tout à fait sérieuse dans cette posture, et en attendre un impact, attente qui risque d’être déçue.

2.du sens qu’elle donne au ton de A. Si la personne A sort d’une réunion en étant énervée, et sous le coup de cet énervement, demande à B quelque chose d’une façon brusque, B risque de trouver A sèche et cassante, et d’interpréter la demande de A comme un ordre. 
 
3.du sens que B donne aux mots de A, sens qui peut être assez différent de celui donné par A. Par exemple, si A dit «je vais avoir une semaine difficile» (en pensant qu’elle va probablement travailler tard le soir), B peut très bien lui demander un RDV dans la semaine, car pour elle, «difficile» ne veut pas dire «être charrette».

La personne B filtre donc de plusieurs façons le message de A.

Ce sont des filtres plus ou moins puissants, liés à ses croyances, elles-mêmes issues de son éducation et des expériences qu'elle a vécu dans un passé plus ou moins proche.
 Comment la personne A peut-elle s’assurer de ce que B a compris ?

.Par le feed-back

 
 

A  observe B, écoute sa réponse, et vérifie si celle-ci lui semble correspondre au type de réponse qu’elle attendait. Si ce n’est pas le cas, et si A souhaite réellement être comprise, elle va reprendre ses propos, avec éventuellement une phrase introductive du type : «ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire …», ce  qui signalera à B que A considère qu’il y a eu une mauvaise interprétation de sa part, mais que A en prend la responsabilité.

La pratique du feed-back est nécessaire, mais A a elle-même ses propres filtres, et va interpréter les propos de B.

.La personne A peut décider de travailler sur ses propres filtres afin de les amenuiser. C'est en faisant un travail sur soi, en prenant conscience de ses croyances que l'on peut réduire ses filtres.

Et vous, vous est-il arrivé de rencontrer une personne et d’avoir le sentiment que vous ne vous comprenez franchement pas ? C’est probablement parce que vos filtres distordent le message dans des sens opposés !

En prenant conscience de vos propres filtres, et en essayant de comprendre ceux de l’autre, vous améliorerez votre communication.

Ce qui ne veut pas dire que vous tomberez d’accord, mais vous aurez compris pourquoi vous ne l’êtes pas !