Toujours à propos de la situation « j’ai trop de temps de
transport pour aller sur mon lieu de travail », j’ai accompagné une deuxième personne, qui a
réagi très différemment de Mme P.
Appelons la Mme D.
Mme D, à la suite du choix familial d’un déménagement, s’est
aussi retrouvée à 1h30 de son lieu de travail (au minimum, quand tout se passe
bien). Rapidement, elle a estimé que
cette situation était trop pesante.
Elle a alors décidé d’y remédier.
Je l’ai accompagnée dans l’élaboration de son projet, l’identification de ses compétences, de ce qui
l’épanouit, et la recherche de postes pouvant lui correspondre. Mme D a envoyé
des candidatures spontanées, passé des entretiens. Puis, a commencé ce qui a
été difficile pour elle : l’attente. Tant qu’elle était active dans
l’élaboration et la réalisation de son projet, elle vivait bien sa situation. A
partir du moment où elle a du attendre le résultat de ses démarches qui
n’arrivait pas assez vite à son goût, elle a commencé à s’angoisser.
Elle était tellement tendue vers son objectif qu’elle devenait crispée sur son projet.
A commencé un apprentissage difficile : aménager l’attente, se décentrer par rapport à ce projet, être capable de prêter
plus d’attention à d’autres choses : son travail en cours, sa famille, ses
activités sportives, ses ami(e)s …
Aujourd’hui, Mme D est heureuse : elle a trouvé un poste
lui convenant très bien à proximité de chez elle.
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