On ne peut pas ne pas communiquer.
Même lorsque vous ne dites rien, votre posture, vos gestes, votre regard, vos expressions parlent pour vous.
Et lorsque vous parlez, votre posture, vos gestes, votre regard, vos expressions, le rythme de votre voix, le ton avec lequel vous parlez, les silences que vous ménagez sont davantage perçus que le sens de vos paroles.
Mais … Avez-vous remarqué à quelle fréquence ce que vous exprimez estinterprété « de travers » ?
C’est « normal », ou du moins répandu. Voici pourquoi :

Quand une personne A dit quelque chose à une personne B, B perçoit ce message à travers ses filtres, qui sont de plusieurs ordres :
.B ne voit pas, n’entend pas et ne perçoit pas tout.
Notre cerveau est conçu pour sélectionner en permanence des informations parmi les milliards de signaux dans lesquels nous baignons en permanence. Nous ne pouvons pas emmagasiner tous ces signaux.
.Ce que la personne B voit, entend et perçoit, elle l'interprète inconsciemment en fonction :1.du sens qu’elle donne à la posture (ou aux mimiques) de la personne A. Par exemple, si A parle en étant assise sur une table, B peut croire qu’il s’agit d’une conversation sans importance. Si A aime s’assoir sur une table et le fait régulièrement sans y prêter attention, A peut mener une conversation tout à fait sérieuse dans cette posture, et en attendre un impact, attente qui risque d’être déçue.
2.du sens qu’elle donne au ton de A. Si la personne A sort d’une réunion en étant énervée, et sous le coup de cet énervement, demande à B quelque chose d’une façon brusque, B risque de trouver A sèche et cassante, et d’interpréter la demande de A comme un ordre.
3.du sens que B donne aux mots de A, sens qui peut être assez différent de celui donné par A. Par exemple, si A dit «je vais avoir une semaine difficile» (en pensant qu’elle va probablement travailler tard le soir), B peut très bien lui demander un RDV dans la semaine, car pour elle, «difficile» ne veut pas dire «être charrette».
La personne B filtre donc de plusieurs façons le message de A.
Ce sont des filtres plus ou moins puissants, liés à ses croyances, elles-mêmes issues de son éducation et des expériences qu'elle a vécu dans un passé plus ou moins proche. Comment la personne A peut-elle s’assurer de ce que B a compris ?
.Par le feed-back
A observe B, écoute sa réponse, et vérifie si celle-ci lui semble correspondre au type de réponse qu’elle attendait. Si ce n’est pas le cas, et si A souhaite réellement être comprise, elle va reprendre ses propos, avec éventuellement une phrase introductive du type : «ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire …», ce qui signalera à B que A considère qu’il y a eu une mauvaise interprétation de sa part, mais que A en prend la responsabilité.
La pratique du feed-back est nécessaire, mais A a elle-même ses propres filtres, et va interpréter les propos de B.
.La personne A peut décider de travailler sur ses propres filtres afin de les amenuiser. C'est en faisant un travail sur soi, en prenant conscience de ses croyances que l'on peut réduire ses filtres.
Et vous, vous est-il arrivé de rencontrer une personne et d’avoir le sentiment que vous ne vous comprenez franchement pas ? C’est probablement parce que vos filtres distordent le message dans des sens opposés !
En prenant conscience de vos propres filtres, et en essayant de comprendre ceux de l’autre, vous améliorerez votre communication.
Ce qui ne veut pas dire que vous tomberez d’accord, mais vous aurez compris pourquoi vous ne l’êtes pas !
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