Jeudi soir dernier, on m'a volé mon sac à main, à l’arraché.
Je dois dire
que mon voleur a démontré un réel savoir-faire, car je n’ai quasiment rien
senti. J’ai vaguement eu l’impression que quelqu’un tombait sur mon dos, et
puis j'ai réalisé que je ne tenais plus mon sac à main. En me
retournant j’ai vu quelqu’un qui courrait à toutes jambes ; j’ai crié « arrêtez-le » !
, mais la rue étant déserte, cela n’a eu aucun effet. Evidemment j’ai tout de
suite fait opposition pour mes moyens de paiement, carte SIM … Le lendemain j’ai passé la matinée à faire les démarches administratives découlant de ce genre de
mésaventures (aller porter plainte, faire refaire mes papiers …).
Dans l’après-midi, le
moment d’action passé, je me suis sentie très triste. Même si ce vol
s’est déroulé sans violence physique, je
me suis quand même sentie agressée. Certes, c’est embêtant
de se retrouver sans papiers, sans téléphone portable, mais c’était quelque
chose de plus profond que cela. Une histoire de frontière. De violation de frontière. Alors que je n’avais perdu que des objets ! Pourquoi un
tel attachement à des objets ?
Samedi matin, remise de
mes émotions, et ayant fait le deuil des objets auxquels j’étais
sentimentalement attachée, je me suis racheté un porte-monnaie (je n’en
avais qu’un, dans mon sac volé !) et un nouveau sac, pour symboliquement « effacer » cette agression.
Reste que, indéniablement, je vais être plus vigilante, et je ne vais plus tout mettre dans le même sac !
Reste que, indéniablement, je vais être plus vigilante, et je ne vais plus tout mettre dans le même sac !
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