dimanche 27 janvier 2013

Que faites-vous en cas de situation persistante qui ne vous convient pas ? (1)


Je pense à une situation telle que : « j’ai trop de temps de transport pour aller sur mon lieu de travail ».
J’ai accompagné deux personnes vivant cette situation, qui ont réagi de façon très différente.
La première, appelons-la  Mme P…,  joue sur ce thème à un jeu psychologique bien connu : « oui, mais … ».
Elle arrive le matin, la plupart du temps bien au-delà de l’heure communément admise, en se plaignant de son temps de transport. Elle clame à qui veut l’entendre qu’elle a au moins 1h30 de temps de transport, quand tout va bien, et que ça l’épuise- ce que tout un chacun comprend. Ses collègues compatissent, et lui proposent des solutions : « déménage », « prend un pied-à-terre proche du bureau », « cherche à rapprocher ton travail de chez toi », « viens au moins partiellement en voiture », « télétravaille au moins un jour par semaine » (son entreprise le lui permettrait), mais elle écarte toutes ces propositions immédiatement par un contre-argument.
Que se passe-t-il ? Mme P … s’est installée dans la plainte, et tient à son motif de plainte. Elle se pose en  « victime », et reçoit une certaine satisfaction à ce que des « sauveteurs » s’occupent d’elle en lui proposant des solutions. Mais elle peut aussi être confrontée à des « persécuteurs » : collègues qui  la raillent : « dis-donc, tu arrives tôt aujourd’hui » quand elle arrive à 11 heures, supérieur hiérarchique qui  la surcharge de travail, « pour ne pas l’avantager, il n’y a pas de raison » …
Mais pourquoi Mme P … ne cherche-t-elle absolument pas à sortir de cette situation ? Plusieurs raisons sont possibles :
.c’est le moyen qu’elle a trouvé pour que son entourage professionnel lui prête  attention régulièrement (Mme P… vit seule et peut être en manque de signes d’attention, de « reconnaissance », comme on dit en Analyse Transactionnelle)
.elle se sert de ce moyen pour faire diversion (à ses propres yeux) et ne pas voir son vrai problème : elle en a assez de son travail. Plutôt que d’envisager cette difficulté qui lui paraît insurmontable, elle s’en trouve une autre, qui lui donne un alibi pour diminuer sa présence au bureau.
Une personne qui est dans ce comportement « oui mais… », en retire toujours des bénéfices psychologiques secondaires. Les mettre à jour permet d’envisager d’autres moyens moins « coûteux » (en termes de bien-être physique et mental) de les satisfaire.
Je décrirai la réaction de la deuxième personne que j’ai accompagnée sur ce sujet la semaine prochaine.

Pour mieux percevoir ce comportement « oui mais », vous pouvez voir un bon film qui le montre très précisément : «oui mais» avec Gérard Jugnot et Emilie Dequenne.

dimanche 20 janvier 2013

Communiquer (1)

 

On ne peut pas ne pas communiquer.

Même lorsque vous ne dites rien, votre posture, vos gestes, votre regard, vos expressions parlent pour vous.

Et lorsque vous parlez, votre posture, vos gestes, votre regard, vos expressions, le rythme de votre voix, le ton avec lequel vous parlez, les silences que vous ménagez sont davantage perçus que le sens de vos paroles.

Mais … Avez-vous remarqué à quelle fréquence ce que vous exprimez est
interprété « de travers » ?

C’est « normal », ou du moins répandu. Voici pourquoi :



Quand une personne A dit quelque chose à une personne B, B perçoit ce message à travers ses filtres, qui sont de plusieurs ordres :

.B ne voit pas, n’entend pas et ne perçoit pas tout
Notre cerveau est conçu pour sélectionner en permanence des informations parmi les milliards de signaux dans lesquels nous baignons en permanence. Nous ne pouvons pas emmagasiner tous ces signaux. 
.Ce que la personne B voit, entend et perçoit, elle l'interprète inconsciemment en fonction  :1.du sens qu’elle donne à la posture (ou aux mimiques) de la personne A. Par exemple, si A parle en étant assise sur une table, B peut croire qu’il s’agit d’une conversation sans importance. Si A aime s’assoir sur une table et le fait régulièrement sans y prêter attention, A peut mener une conversation tout à fait sérieuse dans cette posture, et en attendre un impact, attente qui risque d’être déçue.

2.du sens qu’elle donne au ton de A. Si la personne A sort d’une réunion en étant énervée, et sous le coup de cet énervement, demande à B quelque chose d’une façon brusque, B risque de trouver A sèche et cassante, et d’interpréter la demande de A comme un ordre. 
 
3.du sens que B donne aux mots de A, sens qui peut être assez différent de celui donné par A. Par exemple, si A dit «je vais avoir une semaine difficile» (en pensant qu’elle va probablement travailler tard le soir), B peut très bien lui demander un RDV dans la semaine, car pour elle, «difficile» ne veut pas dire «être charrette».

La personne B filtre donc de plusieurs façons le message de A.

Ce sont des filtres plus ou moins puissants, liés à ses croyances, elles-mêmes issues de son éducation et des expériences qu'elle a vécu dans un passé plus ou moins proche.
 Comment la personne A peut-elle s’assurer de ce que B a compris ?

.Par le feed-back

 
 

A  observe B, écoute sa réponse, et vérifie si celle-ci lui semble correspondre au type de réponse qu’elle attendait. Si ce n’est pas le cas, et si A souhaite réellement être comprise, elle va reprendre ses propos, avec éventuellement une phrase introductive du type : «ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire …», ce  qui signalera à B que A considère qu’il y a eu une mauvaise interprétation de sa part, mais que A en prend la responsabilité.

La pratique du feed-back est nécessaire, mais A a elle-même ses propres filtres, et va interpréter les propos de B.

.La personne A peut décider de travailler sur ses propres filtres afin de les amenuiser. C'est en faisant un travail sur soi, en prenant conscience de ses croyances que l'on peut réduire ses filtres.

Et vous, vous est-il arrivé de rencontrer une personne et d’avoir le sentiment que vous ne vous comprenez franchement pas ? C’est probablement parce que vos filtres distordent le message dans des sens opposés !

En prenant conscience de vos propres filtres, et en essayant de comprendre ceux de l’autre, vous améliorerez votre communication.

Ce qui ne veut pas dire que vous tomberez d’accord, mais vous aurez compris pourquoi vous ne l’êtes pas !

 

 
 

samedi 5 janvier 2013

Meilleurs voeux !


Pour cette nouvelle année, je te souhaite d’Oser.
Oser être toi.
Oser suivre ta voie.
Oser rêver.

Oser concrétiser tes projets.

Oser avoir tout le succès que tu mérites.

Oser aimer.

Oser apprécier l'amour que l'on te donne.

Oser prendre soin de toi.

Oser savourer ton bonheur.

Tout cela est en toi, il ne te reste plus qu'à Oser.
Bonne année 2013 !